Il Etait Une Fois A Marseille
D’aussi loin qu’il se souvient, Cédric Gonella a toujours eu une certaine admiration pour les gangsters qu’il côtoyait dès son enfance.
Le petit Cédric qui vivait alors dans les bas quartiers de Marseille avait un grand respect pour ces bandits qui le fascinaient au plus haut point.
Il pensait du haut de ses 1,20 m que pour être quelqu’un d’important dans la société, être un truand était un passage obligé dans une vie régie exclusivement par la loi du plus fort.
Les gangsters ne font rien comme les autres, ils ont leurs propres règles, personne pour leur dicter quoi que ce soit, ils ont carte blanche pour mener à bien leur existence au jour le jour et tout ça séduit le petit Cédric.
Et les bandits sont des gens très joueurs, tout comme lui, même si leurs jouets impressionnants sont plus dangereux que les siens.
L'oncle de Cédric, Francis, qui avait alors de nombreuses relations dans ce milieu si fermé, rempli de truands au grand cœur, recevait régulièrement à domicile de grosses pointures de la gâchette, Tany l’embrouille, Vito le Corse, Paulo le Balafré...
Tout autant de héros en puissance aux yeux de Cédric qui prenait un plaisir fou à écouter leurs histoires.
Et quelques années plus tard, il se mit à rendre service à sa deuxième famille en faisant des courses pour les uns, en portant des messages pour les autres, ce qui lui permettait de se faire un peu d’argent de poche et d’acheter ses premières cigarettes.
Avec le temps qui passe et sa perte d’innocence, il se rendait bien compte que ses amis si admirables n’avaient pas de si avouables intentions que ça dans leur vie au quotidien. Son choix était fait, il ne deviendrait pas comme eux.
Mais Cédric les aimait quand même pour leur générosité et leur chaleur humaine dans les moments qu’il partageait avec eux.
Comment ils pouvaient se procurer autant d’argent et aussi facilement, ça c’était une autre histoire.
Après tout, il profitait lui aussi confortablement des cadeaux en espéces de ses amis pour les petits services qu’il pouvait leur rendre, et au collège il prenait un malin plaisir à sortir quelques billets de sa poche pour faire mourir de jalousie ses copains de classe et peut être, pour leur imposer le respect.
Il avait de qui tenir…
Aujourd’hui le petit Cédric a bien grandi et âgé aujourd’hui de 24 ans, on peut dire qu’il a bien mené sa barque, mais pas dans le même business que ses héros
d’hier ni avec les mêmes armes.
Son business à lui, c’est la production de films et si demain il est amené à écrire un roman ou un film, c’est tout naturellement vers ce qu’il a vécu enfant et adolescent qu’il ira puiser toute son inspiration.